Des conditions difficiles
Le plus dur, dans cette course, est qu'il faut savoir gérer pendant une semaine à la fois la répétition quotidienne des épreuves, des courses sur des sols très divers (dune, sable, roche, massif montagneux, djebel), l'autosuffisance totale (« On porte un sac à dos de 10 kg avec notre nourriture et nos vêtements pour une semaine »), la chaleur en journée (plus de 40°) et la fraîcheur de la nuit. Les tempêtes de sable et les conditions de vie spartiates sur le camp n'arrangent rien. « Nous dormions à huit sous une tente berbère sans aucun confort. Et sans douche évidemment ! » Une bonne gestion de ces différents paramètres tout au long de la semaine a pourtant permis à Ronan Lesven de terminer la dernière épreuve - un vrai marathon de 42,2 km sur des dunes - à la 63e place. Une aventure extraordinaire sur le plan tant sportif qu'humain. L'équipe de cinq copains, dont il faisait partie, a réussi à atteindre le montant de la cagnotte qu'ils avaient mis en place pour Lenny (atteint de la myopathie de Duchenne). Un autre défi remporté haut la main.
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