lundi 27 juin 2022

Après mon 1er Marathon à Paris en 2019, bouclé en 4h18, j'ai tout de suite eu envie de renouveler l'expérience.

Rendez-vous était pris pour la 1ère édition du Marathon Bleu entre Portsall et Le Conquet en Avril 2020.

Finalement, le COVID est passé par là ... et nous connaissons tous la suite.

Mon choix s'est finalement porté sur La Transléonarde car c'était la 20eme édition d'une épreuve mythique, pas loin de la maison.


Après 10 semaines de préparation, sans trop de bobos, me voilà dimanche dernier sous les Halles de Plouescat, les jambes légèrement tremblantes, prête à m'élancer pour mon 2nd Marathon. 

Mais avant cela, comme toute épreuve sportive locale, on commence par les salutations de circonstance, dont une petite causerie d'avant course avec Jacques, très détendu, lui... 😉


Le speaker annonce "la 1ère partie est roulante, gardez en sous le pied pour la 2nde partie".

Go ! A la recherche de mon rythme
> 9h, le pistolet retentit,  nous sommes 1.000 au départ (750 pour le marathon individuel, 250 en duo), ça fait pas mal de monde, le rythme est assez saccadé, je me retrouve même arrêtée au 5eme km, à l'entrée d'un sentier côtier. Après ce passage, le rythme est trouvé, je suis un peu plus rapide que prévu (5"36 / km). Nous arrivons sur la longue ligne de droite vers Goulven, car oui elle est longue, elle fait 10km (!).

J'entends encore la petite voix qui m'a dit "la ligne droite de Keremma fait 10km, ne soit pas seule, accroche toi à un groupe !". Je trouve mon groupe et c'est parti.
Finalement le groupe ne va pas à mon rythme et il n'y a pas de vent, donc je passe de groupe en groupe.

Goulven, tout va bien
Arrivée sur Goulven (19km), tout va bien, mes enfants sont là pour m'encourager, je prends plein d'énergie, je regarde ma montre 5'36 / km.
Le relais du marathon en duo s'est passé à Goulven, le rythme de la course change avec des coureurs frais qui entrent en course (c'est assez perturbant) et un parcours qui devient plus saccadé comme annoncé, mais je maintiens mon rythme sans difficulté jusqu'au 32ème kilomètre (5"38 / km).


Vent, pluie ... Bienvenue à Kerlouan ! 
A partir de ce moment-là, ma course change de physionomie... Sortie de Brignogan, direction Kerlouan, le vent s'est levé et il est de face, ça tire, je tente de m'accrocher à des groupes mais nous sommes tous alignés les uns derrière les autres. Plusieurs coureurs marchent, ont des crampes, je sers les dents, ça va durer jusqu'au 37eme km. 

La chance que j'ai eu durant ces quelques kilomètres de galère : des supporters en grande forme !



Virage à gauche, on prend la direction de Guissény avec un vent de côté, qui n'est pas pour me déplaire, mais la pluie se met à tomber.... Galère quand tu nous tiens ! 😁 

A ce moment là, j'ai une pensée pour Jacques qui est sur la fin... (Finalement... Il avait déjà terminé 😂 👏 👏 👏 ), je m'accroche, il ne reste plus que 5km, je regarde ma montre 5"42 / km. 

4h01, mon record 
J'ai un regain et je veux m'approcher des 4 h, les jambes déroulent, mais je crains l'arrivée sur Guissény (ça monte), j'arrive devant l'église, il y a beaucoup de monde, ça chante, ça crie et... la cloche sonne, il est 13h, il me reste quelque centaines de mètres à parcourir. Verdict 4h01 !



J'ai participé au plus beau Marathon de France, avec beaucoup de plaisir et mon meilleur temps sur la distance !



A quand le prochain ? Et où ?...

Si certains ont des idées, n'hésitez pas 😊